Le Tui Na existait déjà il y a 2000 ans. Ce qui me fascine, c'est à quel point il reste juste aujourd'hui.
- Joëlle DELILLE VENCO

- 22 juil.
- 2 min de lecture
Le Tui Na existait déjà sous la dynastie Han, il y a plus de 2000 ans, bien avant l'apparition du mot "bien-être".
À l'époque, on ne massait pas pour se détendre entre deux réunions mais pour faire circuler quelque chose de plus profond, ce que les médecins chinois appelaient le Qi, l'énergie vitale.
Ce qui me fascine, c'est qu'aujourd'hui, les clientes redécouvrent exactement les mêmes gestes, sans savoir qu'elles touchent à une pratique millénaire.
L'une d'elles m'a dit un jour : "On dirait que vous savez des choses sur mon corps que je ne sais pas moi-même."
Elle n'avait pas tort : le Tui Na lit le corps différemment. Il ne cherche pas seulement la tension musculaire, il cherche ce qui bloque la circulation, ce qui stagne, ce qui a besoin d'être relancé.

Le Tui Na une sagesse ancienne, un besoin très actuel
On pourrait penser qu'une pratique vieille de deux millénaires a peu à voir avec nos vies modernes. C'est l'inverse !
Le stress chronique, les heures passées assises, les tensions accumulées sans même s'en rendre compte, sont exactement les déséquilibres que le Tui Na a toujours cherché à corriger. Seul le contexte a changé, pas les besoins du corps.
Et il y a une zone qu'on néglige presque systématiquement : le dos. On masse les mains, les pieds, la nuque ; le dos, lui, reste souvent le grand oublié. Pourtant c'est la zone qu'on sollicite le plus et qu'on écoute le moins.
La réflexologie du dos, une extension naturelle
C'est pour ça que la réflexologie du dos complète si bien le Tui Na : elle permet d'aller lire, littéralement, ce que le dos porte ; les tensions accumulées, mais aussi ce qu'elles racontent du reste du corps.
Ensemble, ces deux approches offrent une lecture beaucoup plus complète de la personne qu'on accompagne.

A vous de passer à l'action
Commencez par observer un dos avant même de penser à le masser.
C'est souvent la première erreur qu'on fait en démarrant : on va trop vite vers le geste, alors que le dos raconte déjà beaucoup avant qu'on y pose les mains ; la posture, les zones de tension visibles, la façon dont la personne se tient, les différences de couleurs.
Apprendre à le lire change complètement la manière de le toucher ensuite.
C'est cette lecture-là, plus que la technique elle-même, qui fait la différence entre un massage qui détend et un massage qui dénoue vraiment une zone.
Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin : je transmets cette approche lors de ma formation Tui Na & Réflexologie du dos.


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